
The Oxford companion to the Mind (Oxford Univ. Press 1987) -
"KIERKEGAARD Søren Aaby (1813/1855). Philosophe danois, fondateur de l'existentialisme.
Il étudia la théologie, mais n'entra pas dans les ordres. Souffrant d'une culpabilité
mal définie, il rompit ses fiançailles avec Régine Olsen et vécut comme un célibataire
endurci sur un capital qui à sa mort était réduit à néant. Rejetant les systèmes
philosophiques, il soutenait que la subjectivité est la vérité. Il s'en prit à l'église-
12 Février 2008.
Dans le numéro HORS-
Hélas, il y a pire. Page 52, on peut lire "[...] voici dans le Concept de l'angoisse, la colline aride de Morija. C'est là que le fondateur du judaïsme s'en va, le coeur brisé, pour immoler son fils unique..."
L'auteure aura confondu avec Crainte et Tremblement... Tout le monde peut se tromper!
Et surtout, un dernier passage laisse songeur. Il vaut la peine d'être cité in extenso:
"L'instant de la solitude est toujours un vertige; léger comme le champagne, cumulatif jusqu'aux mille être (sic) de Don Giovanni, vacillation de l'être quand Abraham lève le couteau pour égorger son fils unique. En se baissant sur le dernier acte, le rideau se lève sur la solitude." (P. 52) .
(Les "mille être(s)" en question sont ceux dont parle Leporello : « Ma in Ispagna
son già mille e tre ». C’est à dire 1003 ! Mais bon -
Plus inquiétant est ce rideau qui se baisse en se levant ! C’est sans doute la fameuse « dialectique » kierkegaardienne !
Le 14 Mars 2008.
Le livre “Kierkegaard and Radical Discipleship: A New Perspective” (Princeton University Press 1968) a été écrit par un certain V. Eller. Ce n’est pas génial ni déshonorant. Juste l’un des nombreux livres sur Kierkegaard que les USA produisent régulièrement. Il n’y a rien à en dire, sauf que V. Eller a dédié son livre à ses deux fils. L’ainé a pour prénom Sander Mack. Pourquoi pas ? Les choses se corsent avec le second, que le père, emporté par son enthousiasme et sa foi kierkegaardienne a prénommé Enten !
Comme on le sait Enten/Eller est le titre danois du premier grand livre de Kierkegaard.
Mais comment traduire cette expression ? Les italiens ont choisi Aut – aut. Les
allemands Entweden – oder . Les anglais Either – or. La traduction française la
plus ancienne (Gallimard) était Ou bien-
Chacun sait que ce livre est construit sur une opposition massive entre les textes de « A » et ceux de « B », qui illustrent deux modes de vie (stade esthétique vs stade éthique). Toutefois il ne fait pas croire que l’auteur nous impose purement et simplement un choix entre l’une ou l’autre de ces deux « possibilités ». Sa démarche est plus complexe et s’apparente plutôt à ce qu’on appelle un dilemme.
Il s’agit d’un raisonnement qui propose deux thèses opposées (contraires ou contradictoires)
dont on montre qu'elles ont des conséquences identiques. Sa formule complète serait
« ou bien A, alors C – ou bien non-
Le jeune Kierkegaard usait et abusait de ce tour, qui constitue parfois une véritable
mystification. Hostrup le montre jonglant avec les dilemmes (appelés ici des « Enten-
Ce ne sont, dira-
C’est pourquoi nous pensons que l’ensemble du livre « Enten-
C.Q.F.D.
3 Janvier 2008. Décidément, ça commence mal ...
« Schopenhauer, Kierkegaard et Nietzsche : le premier est célèbre pour son pessimisme,
le deuxième pour son christianisme, et le troisième pour sa critique radicale des
deux premiers. » Ainsi parla, ou plutôt écrivit , le regrettable Luc Ferry, dans
Le Point, Hors-
Pourtant chacun sait (enfin -
Quant à trouver Kierkegaard « célèbre pour son christianisme », disons que c’est
une analyse pour le moins simpliste! M. Ferry doit, j’imagine, trouver Marx célèbre
« pour son athéisme ». En revanche on peut se demander pourquoi diable Luc Ferry
est-

Fin Janvier 2008 . Décidément, ça continue. Encore plus mal !
Eh oui! Vous l'avez reconnu. Ce fut notre maître à tous! L'immense penseur qui nous a tout appris... Mais il faut se rendre à l'évidence. On lit dans Différence et Répétition (1ère éd. PUF 1968 p. 17) ce petit paragraphe merveilleux, et fautif: « [Kierkegaard et Nietzsche] inventent dans la philosophie un incroyable équivalent du théâtre, et par là fondent ce théâtre de l’avenir en même temps qu’une philosophie nouvelle. On dira que, au moins du point de vue théâtre, il n’y a pas du tout réalisation ; ni Copenhague vers 1840 et la profession de pasteur, ni Bayreuth et la rupture avec Wagner, n’étaient des conditions favorables. »
Fautif, d'abord parce que le théâtre, à "Copenhague vers 1840" connut un essor sans précédent, sous l'influence, entre autres du Directeur du Théâtre Royal, Johan Ludvig Heiberg, et de son épouse Johanne Luise.( Kierkegaard lui consacra un remarquable petit livre.) Mais ensuite et surtout parce que notre philosophe n'exerça jamais "la profession de pasteur"... Nobody is perfect.
Qui se souvient des travaux de ce polygraphe acharné, bon connaisseur du romantisme
allemand, qui fut longtemps caïman à l'Ecole Normale, et professeur à Strasbourg
? Il produisit même un petit livre sur Kierkegaard (chez Seghers). Que n'a-
"Mais Kierkegaard, esprit religieux, évoque la présence intime de l'absolu et de
l'au-
Voilà, expressis verbis, ce qu'on peut lire dans l'une de ses dernières productions
(Georges Gusdorf Lignes de vie 2. "auto-
Si du moins l'on a la patience d'aller jusqu'à la page 381 ! Mais reconnaissez que cela en vaut la peine: Kant, critique de Kierkegaard, c'est ce qu'on appelle un scoop !