« Schopenhauer, Kierkegaard et Nietzsche : le premier est célèbre pour son pessimisme,
le deuxième pour son christianisme, et le troisième pour sa critique radicale des
deux premiers. » Ainsi parla (ou plutôt écrivit) l’incontournable Luc Ferry, dans
Le Point, Hors-
Ce fut notre maître à tous! L'immense penseur qui nous a tout appris... Mais il faut se rendre à l'évidence.
On lit dans Différence et Répétition (1ère éd. PUF 1968 p. 17) ce petit paragraphe merveilleux et fautif : « [Kierkegaard et Nietzsche] ... inventent dans la philosophie un incroyable équivalent du théâtre, et par là fondent ce théâtre de l’avenir en même temps qu’une
Ce texte est discutable, d'abord parce que le théâtre, à "Copenhague vers 1840" connut un essor sans précédent, sous l'influence, entre autres de Johan Luddvig Heiberg, et de son épouse Johanne Luise, à qui Kierkegaard consacra un remarquable petit livre. Mais surtout parce que notre philosophe n'exerça jamais "la profession de pasteur". Nobody is perfect.
The Oxford companion to the Mind (Oxford Univ. Press 1987) -
Qui se souvient encore de ce polygraphe impénitent, bon connaisseur du romantisme
allemand, qui fut longtemps caïman à l'ENS, puis professeur à Strasbourg ? Il produisit
même un petit livre sur Kierkegaard (chez Seghers). Que n'a-
Dans le numéro HORS-
Ici, à gauche, dans ce cadre champêtre, c'est bien le jeune Vernard Eller, à l'époque où il publiait dans un journal de Chicago (The Christian Century) un article proposant l'unification de toutes les églises protestantes américaines. Le projet ne rencontra malheureusement aucun succès.

philosophie nouvelle. On dira que, au moins du point de vue théâtre, il n’y a pas du tout réalisation ; ni Copenhague vers 1840 et la profession de pasteur, ni Bayreuth et la rupture avec Wagner, n’étaient des conditions favorables. »
"KIERKEGAARD Søren Aaby (1813/1855). Philosophe danois, fondateur de l'existentialisme.
Il étudia la théologie, mais n'entra pas dans les ordres. Souffrant d'une culpabilité
mal définie, il rompit ses fiançailles avec Régine Olsen et vécut comme un célibataire
endurci sur un capital qui à sa mort était réduit à néant. Rejetant les systèmes
philosophiques, il soutenait que la subjectivité est la vérité. Il s'en prit à l'église-
No comment.
"Mais Kierkegaard, esprit religieux, évoque la présence intime de l'absolu et de
l'au-

Kierkegaard and Radical Discipleship: A New Perspective a été publié en 1968 par un certain Vernard Eller. Ce n’est pas génial, ni déshonorant. Juste l’un des nombreux livres sur Kierkegaard que les USA produisent régulièrement. Il n’y a rien à en dire, sauf que Vernard Eller a dédié son livre à ses deux fils. L’ainé a pour prénom Sander Mack. Jusqu’ici, rien à redire. Mais les choses se corsent avec le second fils, que le père ( emporté par son enthousiasme kierkegaardien) a prénommé... Enten . Enten Eller, cela rappelle quelque chose !
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Madame Hélène Politis, qui enseigne la philosophie à Paris 1 -
Ladite Vigilia « tient à souligner » que l’examen d’un index de dix pages « [...]
ne saurait se substituer à la lecture [du] livre en son entier » (Cf. p. 369). C’est
sur cette révélation que nous souhaitons, comme l’écrit -
Le plus horrible est à venir.
Paul Ricoeur fut pour les gens de ma génération, le penseur le plus clair, le plus profond qu’on puisse imaginer. Ajoutez à cela une immense culture qui éblouissait toujours ses étudiants.
Quelle n’est pas la stupeur de trouver sous sa plume une bourde colossale qu’on ne
supporterait pas d’un élève de troisième! La mort dans l’âme, je cite -
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Voilà! C’est dans Temps et récit III (Le temps raconté) . Page 135. Mais ce temps
raconté-

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Un peu d’autocritique ...
Comme disait Talleyrand :
« C’est un grand avantage de n’avoir rien écrit ... Mais il ne faut pas en abuser .»