On ne présentera pas ici le philosophe danois Søren Kierkegaard (1813/1855). Le lecteur qui souhaite préciser ses connaissances pourra utilement consulter le Que sais-je  sur Kierkegaard d'Olivier Cauly. A ceux qui désirent acquérir une connaissance approfondie de cette pensée difficile, on peut recommander la lecture de quelques ouvrages: Pseudonymie et Paradoxe d'André Clair (Vrin 1976), Sens et Répétition, par H. B. Vergote (Cerf/Orante 1982) , Kierkegaard et la non-philosophie par Jacques Colette (Gallimard 1994), Singulière philosophie de Vincent Delecroix (Editions du Félin, 2006, ou le tout récent Kierkegaard, éducation et subjectivité de Bernard Vandewalle (L’Harmattan  2008). On trouvera sur le site de l’Association Søren Kierkegaard, une bibliographie très complète des ouvrages en français. Cliquer ICI.

   Les textes que nous proposons ne sont pas tous inédits. La plupart ont été publiés en revue, et sont reproduits ici avec l’accord des éditeurs. Ces texte ont tous quelque chose en commun: leur ambition est toujours de faire connaître certains aspects ignorés, certains comportements inattendus, certaines analyses inédites du philosophe danois. En un mot, nous tentons de mettre à jour les aspects insolites d'une personnalité et d'une oeuvre.   

Jean-Pierre Mazens

Qu’y a-t-il dans le site  ?

Essentiellement des textes,  que l’on peut ranger sous trois grandes rubriques :

1)   Nous souhaitons d’abord attirer l’attention sur un aspect  trop rarement envisagé de la réflexion kierkegaardienne : la dimension « pédagogique ». On sait que Kierkegaard fut philosophe, écrivain, théologien, et même, en un sens très particulier, « poète »  Mais il se considérait aussi comme un éducateur. C’est du moins ce que   la critique contemporaine commence à (re)découvrir.

2)   Le deuxième volet du triptyque  est consacré à l’examen des relations parfois difficiles que le penseur danois entretenait avec ses contemporains. Nous aurons l’occasion de découvrir quelques écrivains danois aujourd’hui un peu oubliés, et d’étudier la stratégie parfois très agressive de celui qu’en toute amitié, nous nous permettrons d’appeler un « mauvais plaisant ».

3) La dernière partie s’apparente un peu à la rubrique « divers » des  classifications: elle permet de classer l’inclassable, et de clore provisoirement, une réflexion indéfiniment ouverte. Elle nous servira  à observer, non pas l’auteur danois lui-même, mais plutôt le regard porté sur lui. Nous parlons ici de ceux qui parlent de lui.

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